LE DEPISTAGE DU CANCER DU COL DE L'UTERUS


Chaque année se découvrent 3.500 cancers du col de l'utérus. Ce chiffre est en diminution constante depuis la généralisation du dépistage, et la mortalité a baissé de moitié en 20 ans.

Dans la quasi totalité des cas, le cancer du col de l'utérus est du à un virus, le HPV,  le"papillomavirus humain". On connaît des centaines  de types de HPV, dont la plupart se transmet par voie sexuelle. Seul un petit nombre de ces virus peut être à l'origine d'un cancer (entre autre le 16 et le 18). Les infections - si elles ne sont pas éliminées par les défenses naturelles du corps- deviennent après quelques années pré-cancéreuses, et non traitées, évoluent en cancer du col de l'utérus.

D'autres facteurs, combinés au virus HPV, favorisent l'apparition de ce cancer: une vie sexuelle précoce, la multiplicité des partenaires, la fréquence des grossesses, et le tabac...

Un dépistage précoce peut éviter l'apparition du cancer.

La plupart des femmes font ce dépistage sans le savoir. En effet, il est plus connu sous le nom de frottis cervical, effectué par le gynécologue ou le médecin traitant, au cours d'un examen gynécologique. Parfaitement indolore, il consiste en un prélèvement de quelques cellules situées en surface du col de l'utérus, et en leur analyse.
Ce dépistage s'effectue dés l'âge des premiers rapports sexuels, dès que les jeunes filles souhaitent un moyen de contraception, par le médecin ou le spécialiste. Ensuite tout au long de sa vie de femme, au rythme des consultations, des grossesses, ou de ses relations..

Si le résultat du dépistage est normal, il est souhaitable de le renouveler tous les 2 ans. Cependant, après 2 résultats consécutifs normaux du frottis, il  peut n' être effectué que tous les 3 ans (surtout en cas de stabilité du couple).

Si le frottis est anormal, il sera effectué une colposcopie : à l'aide d'une loupe, le médecin observe le col  préalablement badigeonné d'iode, pour repérer les lésions, prélève des cellules du tissu du col utérin, afin de biopsie.

Début 2007, un premier vaccin contre les "papillomavirus humain" est arrivé en pharmacie. Les essais cliniques montrent qu'ils protégeraient environ pendant 5 ans contre les 2 virus (16 et 18) à l'origine de 70% des cas de cancers.
Un second vaccin est en cours qui, en plus des virus 16 et 18,  apporteraient une protection pour les types 45 et 31.
Un grand espoir donc.

Mais quelques bémols à l'enthousiasme:

    * la protection n'est pas totale,
    * il faut vacciner AVANT les premiers rapports
    * la durée de protection n'est pas très établie
    * les effets secondaires ne sont pas connus
    * bien que remboursé à 65% par la CPAM, son prix reste exorbitant. Il pourrait être gratuit pour les 16-25 ans et les bénéficiaires de la CMU.

En l'état actuel, le meilleur dépistage reste le frottis régulier.

Et la meilleure des protections reste le préservatif.

Parlez en avec votre médecin. Il saura vous conseiller.






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